Tout en repeignant un appartement à louer, je me surprends à penser à Fabienne Verdier, remarquable artiste qui m'a ouvert les portes de l'art oriental. Mon outillage de peintre amateur me fait songer à cette femme volontaire qui utilise un treuil pour manipuler le pinceau gigantesque lui permettant de calligraphier son art. A la lecture de sa biographie "Passagère du silence", les potiches chinoises trônant sur les buffets de mes parents ont enfin quitté leur anonymat pour prendre vie sous mon regard attentif. Elles m'invitent à me perdre dans les méandres des sentiers offerts sur leurs flancs rebondis, à côtoyer la jeune femme à l'ombrelle ouvragée, à m'asseoir aux côtés du pêcheur tout en contemplant le vol de ce superbe papillon dont j'ignore le nom.
Je ne m'étendrai pas sur son parcours hors du commun, Tania a déjà présenté de celui-ci une analyse tout en finesse, à son habitude.
En collaboration avec François Cheng, de l'académie française, elle publie des calligraphies illustrant des poèmes issus de l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
""Les poèmes proposés dans ce Carnet du calligraphe illustrent une tradition qui correspond à l'âge d'or de la poésie classique chinoise. Les poètes de la dynastie des Tang ont su continuer, en la magnifiant, une culture littéraire dont l'origine remonte à presque mille ans avant notre ère."
"...la poésie, en liaison avec la calligraphie et la peinture -appelée en Chine la Triple Excellence- est devenue l'expression de la plus haute spiritualité." François Cheng.
"Comme l'homme, le monde respire et le calligraphe doit avoir le cœur disponible pour être capable d'insuffler à son trait le pouls de l'univers. Il doit pour cela chercher à cultiver la réceptivité, retrouver une intégrité, être à l'écoute de ses émotions et de son être intérieur." Fabienne Verdier.
"...Sur le tableau, il ne devait rester rien d'autre que l'esprit de la forme, et non la forme réelle interprétée. Je découvris alors un chemin qui me permettrait peut-être de saisir la quintessence des êtres, des pensées, de capter, en un coup de pinceau, la beauté des émotions passagères et fugitives.
Le calligraphe est un nomade, un passager du silence. Il aime l'errance intuitive sur les territoires infinis. Il se pose de-ci de-là, explorateur de l'univers en mouvement dans l'espace-temps. Il est animé par le désir de donner un petit goût d'éternité à l'éphémère." Fabienne Verdier.
Emue, je retrouve les éléments de mon étude concernant les illustrations des poèmes de Reverdy par Juan Gris, Picasso, Braque, Modigliani... L'art est universel tout comme sa quête qui se redessine au fil de cet espace-temps dont parle Fabienne Verdier avec toute la ferveur de l'artiste habité. Que ce soit en Orient ou en Occident, en chinois ou en français, à l'encre ou au crayon, en cloisonné ou en totale liberté, l'art, le vrai, apporte un "goût d'éternité".
N'hésitez pas à prendre le temps d'intégrer chaque page de ce petit recueil, vous voyagerez!
Un peu de tout, de rien, quelques coups de coeur, des lectures, des tableaux, des chansons, des amis, des réflexions, pas mal de questions, toutes ces correspondances...encore et encore.
Affichage des articles dont le libellé est Correspondances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Correspondances. Afficher tous les articles
dimanche 26 janvier 2014
dimanche 26 août 2012
dimanche 6 mai 2012
mardi 31 janvier 2012
Si j'étais peintre... "If I were a painter" Norah Jones
Si j'étais peintre, ah! si j'étais danseur ou musicien,
je raconterais si bien...
Mais je ne possède que quelques pauvres mots
qui virevoltent autour du silence,
fredonnent la lumière
et ébauchent un semblant d'amour.
If I were a painter
I would paint my reverie
If that's the only way for you to be with me
We'd be there together
Just like we used to be
Undertneath the swirling skies for all to see
And I'm dreaming of a place
Where I could see your face
And I think my brush would take me there
But only...
If I were a painter
And could paint a memory
I'd climb inside the swirling skies to be with you
I'd climb inside the skies to be with you
And I'm dreaming of a place
Where I could see your face
And I think my brush would take me there
But only...
If I were a painter
And could paint a memory
I'd climb inside the swirling skies to be with you
I'd climb inside the skies to be with you
je raconterais si bien...
Mais je ne possède que quelques pauvres mots
qui virevoltent autour du silence,
fredonnent la lumière
et ébauchent un semblant d'amour.
If I were a painter
I would paint my reverie
If that's the only way for you to be with me
We'd be there together
Just like we used to be
Undertneath the swirling skies for all to see
And I'm dreaming of a place
Where I could see your face
And I think my brush would take me there
But only...
If I were a painter
And could paint a memory
I'd climb inside the swirling skies to be with you
I'd climb inside the skies to be with you
And I'm dreaming of a place
Where I could see your face
And I think my brush would take me there
But only...
If I were a painter
And could paint a memory
I'd climb inside the swirling skies to be with you
I'd climb inside the skies to be with you
vendredi 23 décembre 2011
Noël des enfants
| Ces "silhouettes" de nos trois sont réalisées par Emilie. N'hésitez pas à passer chez elle, Elle fait des merveilles: |
Notre Grand, Pitchounette et Chenapan vous souhaitent une fête de Noël douce et emplie d'espérance avec une pensée toute particulière pour certains d'entre vous et de mes proches pour qui ce n'est pas une fête très heureuse...
samedi 10 décembre 2011
lundi 21 novembre 2011
Voix et Instrument "Vocalise" de Rachmaninoff interprété par Natalie Dessay et Joshua Bell
Pour Coumarine, qui est aussi descendue dans le métro.
La voix ou l'instrument, votre coeur penche-t-il pour l'un ou pour l'autre?
Il faut savoir que ces "vocalise" de Rachmaninov ont été adaptées à de nombreuses reprises pour divers instruments: guitare, clarinette, saxo, trompette, accordéon...
J’ai délibérément choisi les deux versions qui me touchent le plus. Il y en a des dizaines d’autres. Cela me ferait plaisir que vous les écoutiez et me donniez votre avis.
Saviez-vous que Joshua Bell avait joué dans le métro avec un Stradivarius ? Savez-vous combien de personnes se sont arrêtées ? Sept ! Ah, c’était dans le métro new-yorkais ? Bien sûr ! Chez nous ça n’arriverait pas !
et bien, on a fait, par la suite, la même expérience dans le métro parisien, jugez par vous-même…
PS : entre la version de Joshua Bell et celle de Natalie Dessay, je ne me prononce pas. J’aime autant l’une que l’autre, celle qui me transporte aux frontières du ciel et l’autre qui me conduit au cœur de ma mélancolie…
La voix ou l'instrument, votre coeur penche-t-il pour l'un ou pour l'autre?
Il faut savoir que ces "vocalise" de Rachmaninov ont été adaptées à de nombreuses reprises pour divers instruments: guitare, clarinette, saxo, trompette, accordéon...
J’ai délibérément choisi les deux versions qui me touchent le plus. Il y en a des dizaines d’autres. Cela me ferait plaisir que vous les écoutiez et me donniez votre avis.
Saviez-vous que Joshua Bell avait joué dans le métro avec un Stradivarius ? Savez-vous combien de personnes se sont arrêtées ? Sept ! Ah, c’était dans le métro new-yorkais ? Bien sûr ! Chez nous ça n’arriverait pas !
et bien, on a fait, par la suite, la même expérience dans le métro parisien, jugez par vous-même…
PS : entre la version de Joshua Bell et celle de Natalie Dessay, je ne me prononce pas. J’aime autant l’une que l’autre, celle qui me transporte aux frontières du ciel et l’autre qui me conduit au cœur de ma mélancolie…
dimanche 6 novembre 2011
Berlin, U2 "one"
Berlin? Ah oui, vous me demandez comment j'ai trouvé Berlin? Ce voyage était indirectement patronné par U2 qui fêtait le vingtième anniversaire de son album "Achtung Baby". L'hôtel correspondait à l'image qu'on s'en était faite, totalement déjanté, fréquenté par des artistes et par...nous, artistes en herbe.
Berlin Est est malheureusement encore lugubre, les anciennes façades repeintes sont... plates, les nouvelles sont.. modernes, les bâtiments historiques sont.. prussiens, lourds et imposants, la porte de Brandebourg est ... petite, les bobos sont... âgés, et le mur est omniprésent.
Mais nous sommes tombés sous le charme des Ampelmann, ces petits bonshommes de l'Est qui règlent la circulation et dont la singularité s'est imposée à l'Ouest, de cet aigle aux cadenas d'amour, surplombant certainement un nouveau pont des soupirs, et enfin, nous avons été impressionnés par cette manif plus vraie que nature et saisie au hasard d'une balade organisée.
dimanche 30 octobre 2011
"Concerto pour clarinette en A majeur, adagio" Mozart, interprété par David Shifrin
Les mots ne sont pas toujours nécessaires, pas toujours...
mercredi 28 septembre 2011
Commentaires, Louis, Adèle "Someone like you"
Titre "Commentaires" catalogué dans la rubrique insolite. Surprenant, c'est le moins qu'on puisse dire. Je ne sais si vous êtes dans la même galère que moi, mais il m'est impossible de laisser un commentaire en bas de page de vos messages (les pop-up semblent fonctionner, par contre), encore moins chez moi, c'est un comble! Vous m'en voyez désolée. Espérons seulement que la toile acceptera de libérer ce billet insignifiant afin qu'il s'envole jusqu'à vous.
Alors, afin de prendre notre mal en patience, je vous propose quelques trésors disparates, une rencontre surprenante en bas de chez nous, et puis, bien sûr, un peu de musique, como no!
Alors, afin de prendre notre mal en patience, je vous propose quelques trésors disparates, une rencontre surprenante en bas de chez nous, et puis, bien sûr, un peu de musique, como no!
![]() |
| en passant, dans notre belle avenue.... |
lundi 26 septembre 2011
Envol
Laissons-nous donc emporter par cette confiante envolée qui révèle que l'homme est capable du pire, mais du meilleur aussi...
jeudi 25 août 2011
vendredi 19 août 2011
Confidences... (variante 2)
Mon enfant, mon cher enfant, ce que j'ai à te dire n'est pas facile à exprimer, mais mon rôle de mère m'oblige à tenir ces propos. Si tu savais comme je t'aime! Mon amour pour toi m'a toujours encouragée à prendre ta défense, quelles que soient tes faiblesses et tes agissements. J'ai affronté le courroux de ton père, j'ai essuyé le venin des harpies du village, j'ai vendu des bijoux que je tenais de ma propre mère afin de payer tes dettes de jeu. Mais il y a une chose que je ne puis tolérer, c'est que tu entaches la réputation d'une jeune fille. Alors, agis en conséquences, ou tu ne pourras plus compter sur mon soutien.
| Confidences surprises sur mon chemin.. |
Confidences... (variante)
| Confidences surprises sur mon chemin... |
Madame, ce que j'ai à vous dire... ce que je dois vous transmettre...
Tremblez! pleurez! Les mots ne peuvent franchir le seuil de mes lèvres raidies par la souffrance. Mais vous savez, n'est-ce-pas? Alors unissons nos peines et portons sa mémoire avec dignité.
Confidences
| Confidences surprises en chemin... |
Séchez donc vos larmes, ma Mie, ma Douce, mon Ame. Nous n'avons rien à nous reprocher. Rien ne sert de battre sa coulpe; calmez-vous, ma Vie, votre pouls, cheval affolé, s'emballe. Rentrez donc ces soupirs, rangez cette mèche folle qui éteint votre regard. Votre main tremble, permettez que j'y pose mes lèvres, que je vous réchauffe encore une fois. Allons-nous-en, quittons la ville, les devoirs corsetés, les rumeurs et les humeurs de votre père. Le monde nous tend les bras, courons vers la lumière.
mardi 19 juillet 2011
Saxo, essences, "Red sky at night" de David Gilmour
Je vais vous confier quelque chose.
J'aime la musique, cela ne surprendra personne. J'aime le violon, le piano, la clarinette et la voix, mais le saxo, ah, le saxo...
Griffure de l'âme, douce mélancolie, caresse des sentiments, bienveillante langueur au parfum de liberté, obscure lumière qui creuse les côtes de notes ensorcelées, ciel rouge déchiré, saxo, si intensément humain.
J'ai proposé à tous les miens d'en faire. Mon Grand préfère le sport, lire et faire des maquettes, Pitchounette a choisi le piano et l'équitation alors que Chenapan réclame un tambour que nous tardons à lui offrir...
Reste moi. Ben oui, pourquoi pas? Vous me voyez avec un saxo? Ce serait bien non? J'espère pouvoir être un peu plus performante qu'avec le cor de chasse qui n'a émis qu'un profond soupir lorsque je me suis essoufflée dessus. Comme la tondeuse que je n'ai jamais réussi à faire démarrer, malgré mes muscles bandés. D'accord, c'est une excuse pour ne pas tondre, mais quand même. Le tracteur de mes parents, il suffisait de tourner la clé et voilà, on était parti pour des heures de tonte au rythme de nos écouteurs et du chant des oiseaux.
Jouer du saxo, ce serait également un excellent dérivatif à toute velléité de fumer.
Savez-vous pourquoi je n'étais pas trop triste de quitter l'Espagne cette année? En faisant notre lessive quotidiennement, j'enfermais dans nos valises le soleil , le chant des grillons, le souffle du vent langoureux, l'odeur des olives et de la terre assoiffée, l'empreinte des étoiles et de la pleine lune, un peu de terre et de chlore, quelques cailloux, des amandes oubliées et des batons de sucette.
A notre retour, j'étais impatiente d'en soulever le couvercle, afin d'en réceptionner les essences.
Malgré la pluie, elles ne se sont pas enfuies. Elles étaient bien là, au rendez-vous!
mardi 14 juin 2011
"Father and Daughter" Directed by Michaël Dudok De Wit
Superbe court-métrage envoyé par Colo pour notre plus grand bonheur!
lundi 30 mai 2011
mercredi 13 avril 2011
Demain
Quand nous serons demain mes mains, ces mains posées indéfiniment sur la jupe de gros drap, craquelées tavelées ridées bleutées usées par le travail et l’amour, tremblantes de fatigue d’incertitude de caresses rentrées de torsions angoissées de larmes camouflées, ces mains reconnaîtront le moment, son souffle suspend le temps. Attends, retiens cet instant où elles encadreront ton regard chantant suivront le tracé de ton sourire dansant et de ton front lumineux cueilleront les étoiles pour oindre tes paroles d'une tendre harmonie. Ces mains alors ces mains se détendront se poseront s’uniront sur mon cœur éteint demain.
![]() |
| Mains empruntées à un blog où j'ai bien aimé me balader |
mardi 5 avril 2011
"Brother Sparrow" Agnès Obel - déviations
Qui a dit que le Belge était un empêcheur de tourner en rond? Notre Avenue envoie de nombreux signaux pour prouver le contraire. Ou serait-ce notre jeune amoureux (à qui sa dulcinée a dit oui) qui en aurait encore la tête chamboulée? Ou plutôt les vaches en mdf qui broutaient dans le rond-point voisin? (elles n'ont pas eu l'heur de plaire à quelques habitants du quartier dépourvus de rêve et d'humour. Dommage, tous les matins, elles nous mettaient en joie!)
![]() |
| photos de mauvaise qualité mais tellement explicites... |
Inscription à :
Articles (Atom)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)



