Un peu de tout, de rien, quelques coups de coeur, des lectures, des tableaux, des chansons, des amis, des réflexions, pas mal de questions, toutes ces correspondances...encore et encore.
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mercredi 14 décembre 2011
L'insoutenable folie de l'être
Comment partager de tendres moments avec vous quand on ne comprend plus rien? Comment rire lorsque le poids de la misère humaine devient insoutenable? Comment se réjouir alors que les familles pleurent leurs morts et leurs blessés, que les enfants écorchés, blessés à l'âme et au corps, ont vu de leurs yeux vu la folie en action? Que des ados fêtant la fin des examens ont été la cible d'un "sociopathe" ? Comment ce sociopathe court-il dans les rues illuminées, des armes pleins les mains et les poches? Pourquoi est-il si connu de nos services de police? Pourquoi Florence, et Utoeya et Colombine et toutes ces autres scènes de tragédies qu'on ne pourrait imaginer ni au théâtre, ni au cinéma, ni dans les livres tant elles sont innommables, mais qu'on retrouve chez soi? Pourquoi une folie si meurtrière? Parce que la personne est blessée, meurtrie, abîmée, humiliée? Je ne sais pas. J'ai connu une petite vieille à qui de temps à autre je rendais visite et qui revivait son mariage heure après heure. Elle m'entraînait alors dans une valse en chantonnant et en riant, les yeux tournés vers le ciel... La folie peut aussi être belle et heureuse, c'est peut-être elle qui nous sauvera.
samedi 10 septembre 2011
These days et "you belong to the city" Glenn Frey
Hier, Bruxelles sentait l'huile d'olive frelatée. J'ai d'abord cru que c'était la proximité de ce restaurant que je longeais, puis j'ai fait un saut chez le médecin et le pharmacien pour l'un des miens, rien de grave rassurez-vous, l'ai reconduit à l'école et où que j'allais, l'odeur d'huile d'olive frelatée persistait. On se serait cru dans un souk marocain, ce que m'ont confirmé des amis très chers chez qui nous avons dîné le soir. Je n'aime pas trop ça. Je ne puis croire que les embouteillages inhabituels joints à la pluie persistante en soient seuls la cause.
Aujourd'hui, nous sommes repassés de l'automne à l'été, avons troqué gabardine et boots contre top et jupette, il fait 29°. Il fait très chaud, très moite, fameusement lourd. Mais je ne me plains pas. J'aime la chaleur, qu'elle caresse ma peau ou s'y colle peu importe, quand elle est là, je me sens vivante.
Cet été, j'avoue cependant que j'ai dû abdiquer. Tous les espagnols se plaignaient de la vague de chaleur qui nous assaillait. Les 40° étaient devenus habituels. Les éventails heurtaient en rythme le large poitrail de ces dames, les chapeaux s'agitaient devant ces messieurs tandis que je riais, heureuse. Cependant, à aucun moment de ces canicules, je ne suis arrivée à faire plus de quelques centaines de mètres sans souffler comme un cachalot (c'est bien l'expression?).
L'orage est en train de péter alors que je tapote en vitesse ces lignes insignifiantes. Il fait 29° et nous avons ramassé une brouette entière de noix plus mûres les unes que les autres, vous trouvez ça normal? Chenapan, qui ne fait rien à moitié, les cheveux collés aux tempes, ressemblait à une écrevisse trop cuite. Fier comme Artaban, il brandissant la deuxième dent arrachée par sa soeur et s'amusait à attraper les araignées, même pas peur.
Il fait nuit, les enfants dorment paisiblement, le chien quémande une caresse, son maître tarde à rentrer, l'orage semble contourner la maison mais les éclairs cèdent la place au tonnerre, il fait toujours aussi lourd, la musique rythme ces mots fatigués, je pense à tous mes proches, parents, frères et soeurs, amis réels et virtuels, tous si présents, si chers, certains très particulièrement ces jours-ci, je crois bien que je vais vous dire bonsoir, à bientôt, à demain peut-être, à plus tard sans doute.
PS et non, j'espère bien ne pas belong to the city à vie; d'ailleurs, nous cherchons à quitter l'air nauséabond d'huile d'olive frelatée, si vous avez une maison à proposer dans un environnement fleuri et odorant, you never know...
vendredi 18 février 2011
Quel cirque cette foire (du livre)!
Aujourd'hui, foire du livre! Le vendredi, on évite la foule des soirs et des weekend... En plus j'ai appris que Coumarine dédicaçait ses livres de une à deux, plus aucune hésitation possible. En métro, c'est plus simple, sans doute plus rapide et puis un peu de marche ne me fera pas de mal.
Me voilà assise à la seule place encore disponible dans la rame. Hé, ils ont rétréci les places, qu'est-ce qu'on est serré! Je sens la fesse de ma voisine déborder sur ma cuisse, j'aime pas trop. Puis je me rends compte qu'elle est énorme et occupe son siège et la moitié du mien. Sa graisse déborde un peu plus sur moi, punaise, ça ne me plaît absolument pas, je n'arrive même pas à lire le journal tellement elle m'étouffe. J'essaie de relativiser. La pauvre, elle n'y peut rien, elle doit se sentir encore plus mal que moi... Enfin j'imagine. Ses copines -des marocaines- hurlent des histoires de mecs; elle écoute et intervient rarement. Les hurleuses ne regardent pas trop cette voisine pourtant bien visible. Mes pensées vagabondent et mon regard se pose sur un homme qui éternue bruyamment. La morve jaillit de son nez tel un volcan en éruption. Beurk, mais qu'est-ce que je fous là? J'en suis à me demander si je suis une extra-terrestre, quand un homme, un Congolais je crois bien, me réconcilie avec l'humanité: il cède sa place à un couple de personnes âgées. Tout simplement. Mais dans cette cohue et ce manque de respect, c'est beau. C'est nécessaire.
Dix minutes de marche. Je suis perdue, mon sens de l'orientation renommé (hum!) ne me dit pas si je dois remonter le boulevard ou le descendre. Je ne me sens pas très à l'aise dans ce quartier. Heureusement Paris m'a appris comment éviter les dingues, les dangereux, les sales types qui te plantent leur truc dégueulasse dans le dos, les pickpockets et tous les autres aussi. Tu ne regardes personne dans les yeux, tu te colles à la paroi du métro, tu es très affairée, tu sais où tu vas et tu te déplaces rapidement. Si t'as l'air d'une touriste ou si tu joues les midinettes, c'est foutu. Ouais, mais là, je ne sais pas dans quelle direction aller et j'ai franchement pas envie de me paumer... Bon, je finis par demander mon chemin dans une boutique et je fonce sans accroc jusqu'à la foire.
Vendredi, foire tranquille? tu paaarles! Et les écoles alors? J'arpente, je regarde, je feuillète, y a trop de trop. L'agencement des stands me semble totalement illogique, les baffles hurlent les discours des intervenants, trop de bruit, des caméras et des journalistes à éviter partout, baisser la tête, se détourner, éviter des gamins qui galopent à la recherche de cadeaux gratuits, se faire haranguer comme au marché, c'est trop. Je regrette d'être venue. Cette commercialisation du livre me déplaît. Profondément.
Je me fais aborder par un homme d'un certain âge au regard très bleu, il agite un bouquin, "Un sac de billes". Je regarde les livres éparpillés devant lui: Joseph Joffo encore et encore. Et si? mais oui, c'est bien lui, le héros de ma jeunesse. J'ai dû lire le "sac de billes" pas moins de cinq fois, d'autres de ses romans ont enchanté mes jeunes années. Nous entamons une discussion sympa, je crois bien que je le regarde avec les yeux émerveillés de l'enfance. Il me complimente, un peu trop, nous rions, je finis par lui acheter des bouquins qu'il me dédicace de sa plume nerveuse.
Un peu plus loin, je me fais apostropher par un gars qui essaie de me vendre sa BD. Lorsqu'il lit les titres que je tiens à la main, son expression passe de joviale à désagréable: "si vous lisez ce type, vous ne pourrez apprécier ma BD", me lance-t-il. "Et pourquoi ne pourrais-je apprécier les deux?". "Ce bandit? Jamais!". Interloquée, je quitte le stand, la reconnaissance que j'éprouvais pour ces belles retrouvailles avec mon enfance faisant place à un sentiment plus lourd... Rentrée à la maison, je fais une recherche sur la toile: je devais bien être la dernière à ignorer que Joffo n'a pas écrit seul ses livres... Quelle déception! En même temps, je ne peux oublier qu'il a enchanté mes jours et mes nuits et ça, ce n'est pas rien!
Mais Coumarine m'attend, j'abandonne une BD en pleine dédicace pour courir au stand que j'avais pris la peine de repérer, elle est bien là! Comme dans mon souvenir, comme dans ses écrits, simple et généreuse, disponible, spontanée, intelligente et sensible. Un très beau moment pour lequel je la remercie, beaucoup.
Elle a réussi à éclairer cette journée teintée de gris et à lui donner son sens. Et moi je me suis sentie enrichie, grandie.
Pour ça, tout ce cirque vaut la peine!
Me voilà assise à la seule place encore disponible dans la rame. Hé, ils ont rétréci les places, qu'est-ce qu'on est serré! Je sens la fesse de ma voisine déborder sur ma cuisse, j'aime pas trop. Puis je me rends compte qu'elle est énorme et occupe son siège et la moitié du mien. Sa graisse déborde un peu plus sur moi, punaise, ça ne me plaît absolument pas, je n'arrive même pas à lire le journal tellement elle m'étouffe. J'essaie de relativiser. La pauvre, elle n'y peut rien, elle doit se sentir encore plus mal que moi... Enfin j'imagine. Ses copines -des marocaines- hurlent des histoires de mecs; elle écoute et intervient rarement. Les hurleuses ne regardent pas trop cette voisine pourtant bien visible. Mes pensées vagabondent et mon regard se pose sur un homme qui éternue bruyamment. La morve jaillit de son nez tel un volcan en éruption. Beurk, mais qu'est-ce que je fous là? J'en suis à me demander si je suis une extra-terrestre, quand un homme, un Congolais je crois bien, me réconcilie avec l'humanité: il cède sa place à un couple de personnes âgées. Tout simplement. Mais dans cette cohue et ce manque de respect, c'est beau. C'est nécessaire.
Dix minutes de marche. Je suis perdue, mon sens de l'orientation renommé (hum!) ne me dit pas si je dois remonter le boulevard ou le descendre. Je ne me sens pas très à l'aise dans ce quartier. Heureusement Paris m'a appris comment éviter les dingues, les dangereux, les sales types qui te plantent leur truc dégueulasse dans le dos, les pickpockets et tous les autres aussi. Tu ne regardes personne dans les yeux, tu te colles à la paroi du métro, tu es très affairée, tu sais où tu vas et tu te déplaces rapidement. Si t'as l'air d'une touriste ou si tu joues les midinettes, c'est foutu. Ouais, mais là, je ne sais pas dans quelle direction aller et j'ai franchement pas envie de me paumer... Bon, je finis par demander mon chemin dans une boutique et je fonce sans accroc jusqu'à la foire.
Vendredi, foire tranquille? tu paaarles! Et les écoles alors? J'arpente, je regarde, je feuillète, y a trop de trop. L'agencement des stands me semble totalement illogique, les baffles hurlent les discours des intervenants, trop de bruit, des caméras et des journalistes à éviter partout, baisser la tête, se détourner, éviter des gamins qui galopent à la recherche de cadeaux gratuits, se faire haranguer comme au marché, c'est trop. Je regrette d'être venue. Cette commercialisation du livre me déplaît. Profondément.
Je me fais aborder par un homme d'un certain âge au regard très bleu, il agite un bouquin, "Un sac de billes". Je regarde les livres éparpillés devant lui: Joseph Joffo encore et encore. Et si? mais oui, c'est bien lui, le héros de ma jeunesse. J'ai dû lire le "sac de billes" pas moins de cinq fois, d'autres de ses romans ont enchanté mes jeunes années. Nous entamons une discussion sympa, je crois bien que je le regarde avec les yeux émerveillés de l'enfance. Il me complimente, un peu trop, nous rions, je finis par lui acheter des bouquins qu'il me dédicace de sa plume nerveuse.
Un peu plus loin, je me fais apostropher par un gars qui essaie de me vendre sa BD. Lorsqu'il lit les titres que je tiens à la main, son expression passe de joviale à désagréable: "si vous lisez ce type, vous ne pourrez apprécier ma BD", me lance-t-il. "Et pourquoi ne pourrais-je apprécier les deux?". "Ce bandit? Jamais!". Interloquée, je quitte le stand, la reconnaissance que j'éprouvais pour ces belles retrouvailles avec mon enfance faisant place à un sentiment plus lourd... Rentrée à la maison, je fais une recherche sur la toile: je devais bien être la dernière à ignorer que Joffo n'a pas écrit seul ses livres... Quelle déception! En même temps, je ne peux oublier qu'il a enchanté mes jours et mes nuits et ça, ce n'est pas rien!
Mais Coumarine m'attend, j'abandonne une BD en pleine dédicace pour courir au stand que j'avais pris la peine de repérer, elle est bien là! Comme dans mon souvenir, comme dans ses écrits, simple et généreuse, disponible, spontanée, intelligente et sensible. Un très beau moment pour lequel je la remercie, beaucoup.
Elle a réussi à éclairer cette journée teintée de gris et à lui donner son sens. Et moi je me suis sentie enrichie, grandie.
Pour ça, tout ce cirque vaut la peine!
samedi 25 décembre 2010
Le Courage de la Paix
"Tous, par nos actions, par notre comportement, nous devons avoir le courage d’être des artisans de paix."
Mes chers compatriotes,
En ce temps de Noël et de Nouvel An, je voudrais d’abord partager avec vous un motif de satisfaction. De l’opinion unanime de nos partenaires européens, la Présidence belge de l’Union européenne, pendant le second semestre de cette année, a été particulièrement réussie. Dans nombre de domaines très différents des progrès importants ont été réalisés. Je pense entre autres à la stratégie économique européenne, aux mesures pour éviter le retour des crises financières, au budget européen, aux réalisations en matière commerciale et diplomatique, aux relations entre l’Europe et l’Asie. De nombreux chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’institutions européennes, m’ont fait part spontanément de leur admiration à ce sujet. Cela illustre bien les talents de notre pays lorsqu’il s’agit de rapprocher des points de vue en trouvant des compromis. Notre diversité nous aide dans ces domaines.
Et pourtant, cet art du compromis, il me semble qu’au sein de notre propre pays, nous l’avons quelque peu oublié ces dernières années. D’où ma préoccupation et ma ferme volonté de lancer un appel à tous nos responsables et à tous les citoyens.
Notre pays a l’occasion de se transformer en profondeur pour mieux répondre aux attentes de nombreux Belges, et pour affronter les défis à venir. Désormais, après plus de 6 mois de négociation tous les éléments se trouvent sur la table pour réaliser une réforme profonde de l’Etat. Il y aurait un important transfert de compétences aux Régions et Communautés, une autonomie et une responsabilisation beaucoup plus poussées des entités fédérées, y compris sur le plan fiscal, un refinancement de Bruxelles et le maintien d’une réelle solidarité au sein de notre pays. En même temps, il sera nécessaire d’assurer le financement dans la durée de l’Etat fédéral pour exercer les compétences et les obligations qu’il continuera à assumer vis-à-vis de tous les Belges, mais aussi sur le plan européen et dans le monde. Il faudra également inclure une solution pour BHV et définir des règles en matière d’éthique politique.
Il s’agit donc de trouver des compromis équilibrés qui tiennent compte des aspirations légitimes des uns et des autres. Dans un tel accord il ne doit pas y avoir de perdants. Nous devons trouver des solutions ou chacun est gagnant.
Dans la recherche de cet accord raisonnable il est évident que chaque partie devra faire des concessions. Chacun aura donc l’obligation de prendre ses responsabilités. Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions.
Si un tel accord se réalise, un nouveau gouvernement fédéral pourrait être constitué. Avec les entités fédérées, il sera à même de prendre des mesures nécessaires pour sauvegarder le bien- être de la population, et pour rétablir la confiance au sein du pays. C’est cela que tous nos concitoyens attendent.
Lorsque nous réussirons, car je suis convaincu que nous le pouvons, nous redeviendrons à nouveau un exemple d’entente, et un facteur d’unité dans un monde qui en a grandement besoin. Nous pourrons présenter l’image juste d’un pays qui parvient dans la paix, à se transformer profondément. Nos partenaires européens, et tous les autres pays, constateront que la Belgique demeure un Etat responsable auquel ils peuvent faire confiance.
Cet appel que je vous lance solennellement à tous, je l’adresse évidement en premier lieu aux responsables politiques, mais aussi aux responsables économiques, sociaux, culturels et des médias. Tous, par nos actions, par notre comportement, nous devons avoir le courage d’être des artisans de paix.
C’est le souhait chaleureux, que la Reine et moi et toute notre famille vous adressons de tout cœur, en ces fêtes de Noël et de Nouvel An.
Wir alle müssen bei unseren Aktionen und unserem Vorgehen den Mut aufbringen Friedensstifter zu sein.
Das wünschen Ihnen zu diesen Weihnachts- und Neujahrsfeiern die Königin, ich selbst und unsere ganze Familie von Herzen.
Discours de SM le Roi des Belges à l'occasion de Noël et du Nouvel An.
Mes chers compatriotes,
En ce temps de Noël et de Nouvel An, je voudrais d’abord partager avec vous un motif de satisfaction. De l’opinion unanime de nos partenaires européens, la Présidence belge de l’Union européenne, pendant le second semestre de cette année, a été particulièrement réussie. Dans nombre de domaines très différents des progrès importants ont été réalisés. Je pense entre autres à la stratégie économique européenne, aux mesures pour éviter le retour des crises financières, au budget européen, aux réalisations en matière commerciale et diplomatique, aux relations entre l’Europe et l’Asie. De nombreux chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’institutions européennes, m’ont fait part spontanément de leur admiration à ce sujet. Cela illustre bien les talents de notre pays lorsqu’il s’agit de rapprocher des points de vue en trouvant des compromis. Notre diversité nous aide dans ces domaines.
Et pourtant, cet art du compromis, il me semble qu’au sein de notre propre pays, nous l’avons quelque peu oublié ces dernières années. D’où ma préoccupation et ma ferme volonté de lancer un appel à tous nos responsables et à tous les citoyens.
Notre pays a l’occasion de se transformer en profondeur pour mieux répondre aux attentes de nombreux Belges, et pour affronter les défis à venir. Désormais, après plus de 6 mois de négociation tous les éléments se trouvent sur la table pour réaliser une réforme profonde de l’Etat. Il y aurait un important transfert de compétences aux Régions et Communautés, une autonomie et une responsabilisation beaucoup plus poussées des entités fédérées, y compris sur le plan fiscal, un refinancement de Bruxelles et le maintien d’une réelle solidarité au sein de notre pays. En même temps, il sera nécessaire d’assurer le financement dans la durée de l’Etat fédéral pour exercer les compétences et les obligations qu’il continuera à assumer vis-à-vis de tous les Belges, mais aussi sur le plan européen et dans le monde. Il faudra également inclure une solution pour BHV et définir des règles en matière d’éthique politique.
Il s’agit donc de trouver des compromis équilibrés qui tiennent compte des aspirations légitimes des uns et des autres. Dans un tel accord il ne doit pas y avoir de perdants. Nous devons trouver des solutions ou chacun est gagnant.
Dans la recherche de cet accord raisonnable il est évident que chaque partie devra faire des concessions. Chacun aura donc l’obligation de prendre ses responsabilités. Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions.
Si un tel accord se réalise, un nouveau gouvernement fédéral pourrait être constitué. Avec les entités fédérées, il sera à même de prendre des mesures nécessaires pour sauvegarder le bien- être de la population, et pour rétablir la confiance au sein du pays. C’est cela que tous nos concitoyens attendent.
Lorsque nous réussirons, car je suis convaincu que nous le pouvons, nous redeviendrons à nouveau un exemple d’entente, et un facteur d’unité dans un monde qui en a grandement besoin. Nous pourrons présenter l’image juste d’un pays qui parvient dans la paix, à se transformer profondément. Nos partenaires européens, et tous les autres pays, constateront que la Belgique demeure un Etat responsable auquel ils peuvent faire confiance.
Cet appel que je vous lance solennellement à tous, je l’adresse évidement en premier lieu aux responsables politiques, mais aussi aux responsables économiques, sociaux, culturels et des médias. Tous, par nos actions, par notre comportement, nous devons avoir le courage d’être des artisans de paix.
C’est le souhait chaleureux, que la Reine et moi et toute notre famille vous adressons de tout cœur, en ces fêtes de Noël et de Nouvel An.
Wir alle müssen bei unseren Aktionen und unserem Vorgehen den Mut aufbringen Friedensstifter zu sein.
Das wünschen Ihnen zu diesen Weihnachts- und Neujahrsfeiern die Königin, ich selbst und unsere ganze Familie von Herzen.
Discours de SM le Roi des Belges à l'occasion de Noël et du Nouvel An.
lundi 18 octobre 2010
Belgique - politik
Je ne fais pas de politique. Je n'aime pas la politique. J'ai refusé d'être sur les listes, c'est pour vous dire... Mais les enjeux peuvent se révéler primordiaux.
Je ne ferai pas de politique ici non plus (enfin, j'ai un peu dérogé pour la bonne cause il y a quelques mois au profit de la manifestation pour une nouvelle Belgique, plus unie et plus harmonieuse).
Je pose simplement des questions:
un manipulateur, oups, pardon, un clarificateur rédigeant une note qui soude les francophones dans l'opposition et renforce les flamands dans leur bon droit bafoué, un clarificateur donc qui clôture le débat houleux en citant l'empereur Auguste: "fabula acta est", drapé dans (le rideau) re-oups la dignité de la scène qu'il a créée, ça vous fait penser à quoi?
Une armée nationale qui déménage en Flandre, ça signifie quoi?
Je vous laisse réfléchir, moi-même je m'en vais méditer...
Je ne ferai pas de politique ici non plus (enfin, j'ai un peu dérogé pour la bonne cause il y a quelques mois au profit de la manifestation pour une nouvelle Belgique, plus unie et plus harmonieuse).
Je pose simplement des questions:
un manipulateur, oups, pardon, un clarificateur rédigeant une note qui soude les francophones dans l'opposition et renforce les flamands dans leur bon droit bafoué, un clarificateur donc qui clôture le débat houleux en citant l'empereur Auguste: "fabula acta est", drapé dans (le rideau) re-oups la dignité de la scène qu'il a créée, ça vous fait penser à quoi?
Une armée nationale qui déménage en Flandre, ça signifie quoi?
Je vous laisse réfléchir, moi-même je m'en vais méditer...
jeudi 14 octobre 2010
La Scala belge au cinéma
Je ne peux m'empêcher de pavoiser.
Malgré les informateurs, formateurs, éclaireurs, démineurs, facilitateurs et autres enquiquineurs nommés par le Roi et sensés présenter des solutions à nos problèmes communautaires et nationaux, malgré l'enlisement que nous connaissons, la grisaille et la morosité quotidiennes, malgré eux et tout le reste, Scala & Kolacny Brothers, chorale féminine belge dont j'ai déjà parlé ici et ici , interprète la chanson de la bande annonce du très discuté film américain Social network, qui retrace l'histoire de Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook. La chanson de la bande annonce est une reprise du hit de Radiohead Creep.
Je ne suis ni fan de Facebook, encore moins de Marc Zuckerberg, je ne pense donc pas aller perdre une soirée à visionner le film. Je ne me priverai pas, par contre, de passer Creep en boucle, fière de ces voix qui sont peut-être un peu, rien qu'un peu, les porte-étendards des richesses belges trop peu connues au-delà de nos frontières si ténues.
jeudi 26 août 2010
mercredi 11 août 2010
mercredi 9 juin 2010
Paroles électorales - "Paroles, paroles" Dalida & Alain Delon
On ne se sent jamais autant aimé qu'en période électorale.
Ce midi, en dépouillant le courrier, je constatais qu'on recevait les mêmes lettres et tracs directement glissés dans la boîte aux lettres, ou bien dans une enveloppe à mon nom, une autre au nom d'Amaury, une troisième adressée à Monsieur et Madame. Je n'ose imaginer ce que cet amour soudain peut engendrer comme tonnes de papier directement froissé, sur lequel pas même un regard ne se sera posé et qui gît au fond d'un carton de tri pour le papier.
Tous ces sourires à notre égard, ces regards francs, droits, bleus, marrons, verts ou noirs, cajoleurs, enjôleurs, enrôleurs, ces paroles et ces slogans, rassurants, engageants ou assénant quelques promesses attendues, paroles, paroles, paroles, comme on aimerait y croire.
vendredi 14 mai 2010
Héros et normalité
Mitigée, déçue par bon nombre de mes proches et moins proches, combative, réfléchissant à l'action et la contemplation. Dimanche, manifestation pour la Belgique. J'ai pensé à maintes reprises à mon ami Dani, ce philosophe espagnol (et basque) avec qui j'ai eu de nombreuses "disputes" concernant le pays basque et la Flandre qu'il prenait souvent en exemple. Dani (Daniel Innerarity) qui écrit dans Libertad como pasion que notre culture light ne reconnaît pas l'héroïsme, seulement la normalité. Et je me rends compte que je suis entourée de personnes qui ont baissé les bras, qui n'ont plus de couilles, pire, de tièdes qui viendront "s'il y a du monde". Mais putain, c'est eux le monde! Un cousin m'écrivait que de toute façon c'était foutu. Je lui ai répondu qu'avec des personnes comme lui, c'était clair que la Belgique n'irait pas loin. J'ai eu tort. Sans doute. Dans la forme, pas dans le fond. On m'a félicité de ne pas baisser les bras. Mais je ne suis personne, moi. Amaury était au Sénat le week-end passé, il a parlé à d'anciens combattants éplorés qui voient leurs efforts réduits en miettes par quelques crétins qui n'ont aucune vision, qui étouffent la voix de plus de 6O% de flamands qui souhaitent continuer à vivre en Belgique, des autres qui sont représentés par des politiciens qui oublient le bien public au profit d'intérêts personnels. On nous a donné le droit de manifester, saisissons-le! Certains ce sont battus pour ce droit et nous crachons dessus. Il n'est pas trop tard. Rien n'est encore fait. Alors bougeons, agissons! Ce n'est plus l'heure de la contemplation mais de l'action. Sinon, ce sont les débris de la bêtise humaine que nous contemplerons. Je n'ai pas envie de penser un jour: je n'ai rien fait. Ah si seulement... J'aurais dû, j'aurais pu... C'est maintenant que nous avons la possibilité de nous exprimer, hic et nunc! Heureusement, ces derniers jours, j'ai aussi fait la connaissance de véritables héros. Des personnes qui sortent de la normalité, qui ont une opinion et qui mettront tout en oeuvre pour la défendre démocratiquement. et je les remercie car ils me permettent de garder foi et courage dans la Belgique mais surtout dans l'homme et sa capacité à se dépasser pour des idées.
"Quien sienta la libertad como pasion sabra discernir que obstinaciones valen la pena. La libertad es cosa de héroes cuando la cultura en la que vivimos trata de imponer sutilmente la tirania de la provisionalidad." (D. Innerarity, Libertad como pasion, p 47)
Celui qui ressent la liberté comme une passion saura distinguer les obstinations qui valent la peine. la liberté est chose de héros quand la culture dans laquelle nous vivons tente d'imposer subtilement la tiranie de ce qui est provisoire."
http://wwwmanifbelge.be/ - http://www.belgischebetoging.be/
"Quien sienta la libertad como pasion sabra discernir que obstinaciones valen la pena. La libertad es cosa de héroes cuando la cultura en la que vivimos trata de imponer sutilmente la tirania de la provisionalidad." (D. Innerarity, Libertad como pasion, p 47)
Celui qui ressent la liberté comme une passion saura distinguer les obstinations qui valent la peine. la liberté est chose de héros quand la culture dans laquelle nous vivons tente d'imposer subtilement la tiranie de ce qui est provisoire."
http://wwwmanifbelge.be/ - http://www.belgischebetoging.be/
mardi 27 avril 2010
Ma Belgitude: la souffrance de la Belgique
Ma Belgitude ces jours-ci, c'est la Souffrance de la Belgique, ce long cri de rage, de déception ou de désespoir, ces soubresauts de révolte et d'incompréhension, ce mépris pour les quelques acharnés qui ne défendent pas l'intérêt de la population mais leur amour-propre.Nous ne sommes pas uniquement des voisins mais aussi des frères, nous sommes ouverts à la différence qui nous enrichit. Respect et compréhension sont le quotidien de la plupart de mes compatriotes, qui cohabitent et travaillent en Belgique avec des Belges, flamands, francophones, germanophones ou anglophones. Le sang d'hommes qui se sont battus pour ce qui est encore un pays coule dans nos veines. Allons-nous les trahir à cause de quelques "grandes" gueules démago qui ne savent rien faire d'autre que démissionner ou déclarer forfait? Qui n'ont pas un programme mais un anti-programme? A cause d'une certaine presse qui travaille au quotidien une partie de la population sans discernement avec quelques chiffres soi-disant imparables? A cause de quelques professeurs prosélytes qui modèlent le cerveau malléable de leurs élèves attentifs?
Je déteste faire de la politique et je ne souhaite afficher ici aucune couleur, ni rouge, ni noire, ni jaune, ni bleue mais les quatre à la fois, celles de mon pays et de ma ville d'adoption. Je ne souhaite pas prendre parti mais souligner le contraste entre le discours de quelques-uns et la vie de la majorité, bien éloignée de ce discours.
Je me permets de vous renvoyer au blog de Petit Belge qui transmet à toutes et à tous les différentes manifestations auxquelles nous pouvons participer pour manifester notre attachement à la Belgique.
samedi 13 février 2010
Laissez-moi ma Belgique!

Ma belgitude aujourd'hui, c'est le souvenir de mes origines:
un père brugeois, à l'éducation bilingue, une mère aux racines wallonnes et bruxelloises, une enfance dans le Brabant flamand et la scolarité en néerlandais, une éducation reprenant les grands principes du jansénisme brugeois et de l'art de vivre wallon, une évolution professionnelle dans un environnement international.
Certains sont flamands, d'autres wallons et cultivent cette différence, mais il y en a tant d'autres qui portent en eux toutes ces cultures qui en se mêlant en génèrent une bien plus riche: la culture belge, son bon-sens et son sens de l'humour, sa simplicité et son hospitalité, l'ouverture à l'autre et le respect de la différence.
De tous les pays de l'Europe, les Américains préfèrent travailler avec les belges, parce qu'ils présentent à la fois les qualités latines et germaniques! Pourquoi vouloir à tout prix nous défaire de ce qui fait notre richesse?
Certains sont flamands, d'autres wallons et cultivent cette différence, mais il y en a tant d'autres qui portent en eux toutes ces cultures qui en se mêlant en génèrent une bien plus riche: la culture belge, son bon-sens et son sens de l'humour, sa simplicité et son hospitalité, l'ouverture à l'autre et le respect de la différence.
De tous les pays de l'Europe, les Américains préfèrent travailler avec les belges, parce qu'ils présentent à la fois les qualités latines et germaniques! Pourquoi vouloir à tout prix nous défaire de ce qui fait notre richesse?
Laissez-moi ma Belgique, sans elle, je serais apatride!
samedi 19 décembre 2009
Ma Belgitude: Maurane "Prélude de Bach"
Sans hésiter aujourd'hui, si je devais choisir une chanson, c'est celle-ci! La douceur du prélude qu'épouse si bien le velours de la voix de Maurane, les paroles emplies de souvenirs nostalgiques et mi-amers, la dureté de certaines sonorités et d'images décrivant avec tant de justesse les ratés de nos premières amours et le tempérament de nos contrées. Cette chanson évoque de nombreux souvenirs doux-amers tout comme le fait la neige et le froid piquant de ces derniers jours. Les larmes versées par mon dernier ce matin alors qu'il découvrait la douleur des mains qui passent du froid à la chaleur, les batailles de boules de neige, les glissades involontaires, la luminosité si particulière qui nous entoure, brillante et laiteuse à la fois, la joie fugace que l'on décelle sur les visages des petits et grands aussi, le sentiment de respirer à plein poumons malgré les odeurs de pots d'échappement et l'échec du sommet de Copenhague, le froid qui finit par nous habiter malgré la chaleur ambiante, les pulls et les écharpes, la neige qui lentement s'étale sur le parquet en traînées sales, oui, Maurane c'est tout ça aujourd'hui. Cette femme au grand coeur, auteur, compositeur, chanteur, toujours disponible, d'un naturel et d'une humilité exemplaires, heureuse et un peu triste aussi, c'est ma belgitude.
dimanche 29 novembre 2009
"60 years ago" Fanny Bériaux et Belgitude
Ma belgitude, c'est aujourd'hui Fanny Bériaux, artiste belge au talent incroyable, qui mérite qu'on parle d'elle et surtout qu'on prenne le temps de la découvrir et de l'écouter! Sa voix caressante et toute en nuance, aux intonations chaudes et profondes, est parfaite pour les accents de jazz langoureux qu'elle nous propose dans son album "Blow up my world" dont est extrait "60 years ago".
Ma belgitude, pleine de nostalgie, se réfugie dans ces accords mélancoliques parce que le retour de Leterme à la tête de la Belgique, même accompagné d'une nouvelle Belle-maman, ou d'une nounou, d'un coach, d'un garde-fou, appelez-le comme vous le voulez, ça ne changera rien à cette absurdité, ne me fait pas sourire. C'est le coeur lourd que j'attends ce que sa bêtise, son incompétence, sa démagogie et sa volonté de saborder la Belgique nous préparent.
Ma belgitude, pleine de nostalgie, se réfugie dans ces accords mélancoliques parce que le retour de Leterme à la tête de la Belgique, même accompagné d'une nouvelle Belle-maman, ou d'une nounou, d'un coach, d'un garde-fou, appelez-le comme vous le voulez, ça ne changera rien à cette absurdité, ne me fait pas sourire. C'est le coeur lourd que j'attends ce que sa bêtise, son incompétence, sa démagogie et sa volonté de saborder la Belgique nous préparent.
mercredi 11 novembre 2009
Armistice & Liberté - "Amistad" de Spielberg
Amaury n'aura pas défilé cette année-ci. Pourtant, nous sommes très sensibles à ce jour de mémoire et éprouvons une infinie reconnaissance envers tous ces soldats qui ont combattu dans des circonstances inhumaines, que ce soit lors de la première mais aussi de la seconde guerre mondiale.
La seule chose que je pourrais apprécier dans l'association "seconde guerre mondiale", c'est l'emploi du mot "second" qui sous-entend qu'il n'y en aura plus. Jamais. Fini. Second clôture une énumération, il empêche l'arrivée d'une suite, pas de troisième, le mot le dit, il le porte en lui: c'est impossible. Cette acception étant cependant de plus en plus contestée, on aurait dû l'appeler "l'ultime guerre mondiale". Il n'y aurait plus de tergiversations. Ils n'y ont pas pensé. Dommage. J'espère simplement que la langue française ne sera pas la seule à éviter une troisième guerre mondiale...
Avec ce billet, je souhaite rendre hommage à nos soldats ainsi qu'à tous les hommes qui se battent depuis la nuit des temps -depuis que l'homme est homme- pour la liberté, la vraie. Et je ne peux m'empêcher d'évoquer ce film poignant de Spielberg dont le thème principal est la dignité de l'homme et la Liberté.
samedi 7 novembre 2009
La mer



Je sais, je me suis laissée aller dans mon dernier billet. J'espère que vous vous montrerez indulgent avec moi. Il faut dire que l'automne, les feuilles mortes, les branches nues implorant le ciel, la pluie qui tambourine continuellement contre les vitres, les journées privées de couleurs, ça ne me va pas trop.Mais ces deux jours de congés m'ont fait le plus grand bien: entre la journée copains des enfants - pâte à sel et la journée à la mer suivie d'un dîner chez des amis que j'aime beaucoup, me voilà requinquée. C'est que les racines, ça ne se coupe pas! Et les miennes, (Amaury a beau aimer les forêts de sapins et les chemins vallonnés) c'est en grande partie le Nord du pays, ses têtards alignés comme des soldats prêts au combat, ses prairies planes et grasses et ses vaches, ses veaux et ses cochons tout aussi prometteurs, le vent qui rase le sol et entoure vos mollets, enserre votre gorge et emmêle vos cheveux et vos pensées parfois, le sel qui piquotte votre langue lorsque vous la passez sur vos lèvres desséchées, les gouttelettes d'eau de mer qui délicatement se posent sur votre bouche, l'odeur d'algue et de poisson vous suivant jusqu'à la douche chaude qui ranime vos doigts gourds, le sable qui se love dans les moindres recoins de votre corps... Mais aussi les châteaux-forts qui luttent contre l'assaut implacable de la mer, les cerfs-volants, les tandems et les cuistax, les gaufres de Siska, les fleurs en papier crépon que les enfants échangent contre des couteaux, mais surtout, surtout, la mer, pour moi, c'est cette étendue qui me ressource, le rythme des vagues qui régule ma respiration, l'horizon chargé de la malle emplie de rêves, ceux des autres et les miens aussi, et la lumière qui est toujours présente, que ce soit au travers des nuages ou dans les reflets de l'eau opaque et grise mais si lumineuse... La mer du Nord, c'est une partie de moi, violente et paisible, imprévisible et très réguliere, tout simplement emplie de paradoxes qui me sont très familiers.
photos prises avec mon GSM, faute d'appareil rose oublié, résultat étonnant!
dimanche 27 septembre 2009
Excursion
Cet après-midi, comme nous jouissons encore d'un temps qui met tout le monde de belle humeur, nous décidons de faire une excursion culturelle en plein air : la butte du Lion de Waterloo et son panorama, butte devant laquelle nous passons régulièrement à 120 km/h en tentant vainement d'en saisir quelques images.
Nous voilà donc escaladant les 226 marches raides, hautes et étroites, les enfants bondissants comme de jeunes chevreaux, Amaury pestant parce que ses genoux accusent leur nombre et moi stressant pour ma progéniture. Je ne sais pas ce que les enfants en auront retenu, j'avoue avoir été amusée (et un tout petit peu effarée) en entendant leur commentaires:
Nous voilà donc escaladant les 226 marches raides, hautes et étroites, les enfants bondissants comme de jeunes chevreaux, Amaury pestant parce que ses genoux accusent leur nombre et moi stressant pour ma progéniture. Je ne sais pas ce que les enfants en auront retenu, j'avoue avoir été amusée (et un tout petit peu effarée) en entendant leur commentaires:
"Pourquoi les Tartares attaquent les chevaux?" demande Chenapan (c'est un fan de Zorro (le vieux en noir et blanc) et de Michel Strogoff (le vieux aussi mais en couleur), ceci explique sans doute cela..)
"Hé, ce sont des Barbies géantes" s'exclame Machérie devant les mannequins anglais gisant çà et là parmi chevaux blessés et armes abandonnées.
"Napoléon était Anglais" ajoute-t-elle, très fière de sa culture encyclopédique.
Et Grand d'essayer de se remémorer le nom des Généraux des différents pays.
Et Amaury d'instruire les enfants.
Et moi de combattre mon vertige grandissant. Ca se confirme : sans enfants, je suis comme un poisson dans l'eau en hauteur ou en profondeur, mais dès qu'ils pointent leur nez, qu'ils soient à moi ou à d'autres, mon coeur de mère travaille sur mon subconscient et tous les dangers se profilent devant moi, dont les chutes diverses et variées font bien entendu partie. Si vous aviez vu l'unique garde-corps qui se limitait à un tuyau en métal fixé à un mètre du sol et sachant que Chenapan ne fait pas un mètre, mon imagination l'a vu dévaller la butte de 40 mètres au moins 10 fois . Et devinez ce qui se trouve au pied de la butte? des bollards en béton. Alors, justifié ou non, mon vertige?
ci-dessous, Charlot, que les enfants ont reconnu dans la voiture!
jeudi 24 septembre 2009
Vue de Bruxelles par un Dead rider (réponse à Loulou)
Je ne sais pas si ça remplacera un jour le saut à l'élastique et la maintenance des câbles à haute tension, mais c'est assez impressionnant. Et puis, la vue est sympa, ce qui ne gache rien. Pire que l'ascenseur d'Eurodisney, vous croyez? (oui oui, Amaury nous a emmenés là-bas, nos deux grands et moi-même, moi assez dubitative et nous tous revenus "enchantés" .
vendredi 4 septembre 2009
"Big ask again" Ostende, 29 août 2009
Cet interview sur ce qui deviendra très bientôt un clip international pour une saine gestion des ressources de notre planète, souligne l'importance de nous unir, malgré toutes nos différences, pour défendre l'essentiel, au lieu de perdre notre énergie à nous entre-déchirer.
Ce qui unit est bon, ce qui désunit ne peut l'être. J'y pensais souvent ces jours-ci, que ce soit en me référant à des événements familiaux, mais aussi professionnels et politiques. Et je me réjouis de constater qu'à l'échelle de notre petit pays, il y a de nombreuses manifestations en ce sens. Petit Belge en parlait sur son Blog avant-hier: Clouseau ne laisse pas indifférent, soulevant souvent l'incompréhension du Nord du Pays, mais ayant le courage de ses opinions et osant afficher une position claire et constructive.
Ce qui unit est bon, ce qui désunit ne peut l'être. J'y pensais souvent ces jours-ci, que ce soit en me référant à des événements familiaux, mais aussi professionnels et politiques. Et je me réjouis de constater qu'à l'échelle de notre petit pays, il y a de nombreuses manifestations en ce sens. Petit Belge en parlait sur son Blog avant-hier: Clouseau ne laisse pas indifférent, soulevant souvent l'incompréhension du Nord du Pays, mais ayant le courage de ses opinions et osant afficher une position claire et constructive.
mercredi 2 septembre 2009
"Un dimanche en automne" Pierre Rapsat
A petit Belge qui se bat pour la Belgique, à tous les enfants du monde... en mémoire de la Marche Blanche.
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