| Confidences surprises sur mon chemin.. |
Un peu de tout, de rien, quelques coups de coeur, des lectures, des tableaux, des chansons, des amis, des réflexions, pas mal de questions, toutes ces correspondances...encore et encore.
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vendredi 19 août 2011
Confidences... (variante 2)
Mon enfant, mon cher enfant, ce que j'ai à te dire n'est pas facile à exprimer, mais mon rôle de mère m'oblige à tenir ces propos. Si tu savais comme je t'aime! Mon amour pour toi m'a toujours encouragée à prendre ta défense, quelles que soient tes faiblesses et tes agissements. J'ai affronté le courroux de ton père, j'ai essuyé le venin des harpies du village, j'ai vendu des bijoux que je tenais de ma propre mère afin de payer tes dettes de jeu. Mais il y a une chose que je ne puis tolérer, c'est que tu entaches la réputation d'une jeune fille. Alors, agis en conséquences, ou tu ne pourras plus compter sur mon soutien.
Confidences... (variante)
| Confidences surprises sur mon chemin... |
Madame, ce que j'ai à vous dire... ce que je dois vous transmettre...
Tremblez! pleurez! Les mots ne peuvent franchir le seuil de mes lèvres raidies par la souffrance. Mais vous savez, n'est-ce-pas? Alors unissons nos peines et portons sa mémoire avec dignité.
Confidences
| Confidences surprises en chemin... |
Séchez donc vos larmes, ma Mie, ma Douce, mon Ame. Nous n'avons rien à nous reprocher. Rien ne sert de battre sa coulpe; calmez-vous, ma Vie, votre pouls, cheval affolé, s'emballe. Rentrez donc ces soupirs, rangez cette mèche folle qui éteint votre regard. Votre main tremble, permettez que j'y pose mes lèvres, que je vous réchauffe encore une fois. Allons-nous-en, quittons la ville, les devoirs corsetés, les rumeurs et les humeurs de votre père. Le monde nous tend les bras, courons vers la lumière.
dimanche 22 août 2010
"Le lièvre de Delphine" Jean-François Gambino
Dressé sur les pattes arrière, tous les sens en alerte, les yeux rivés, les muscles bandés, le lièvre s'apprête à bondir. Il dévalera la côte en zigzaguant de gauche à droite, déboulera au-dessus du ruisseau qu'il franchira d'un saut alerte pour enfin se retrouver dans les fourrés. Là il se tapira, le temps du danger... Depuis que le lièvre est là (vous vous rappelez, le cadeau de mes quarante ans?), il a pris possession de notre salon. Grandeur nature, il n’a pas encore rejoint sa place définitive. Mais du haut de la plaque de marbre où il repose, à l’abri des jeux et mouvements brusques des enfants, il défie quiconque de l’attraper. Depuis qu’il est là, le salon sent la mousse et les sous-bois, le grincement du parquet s’identifie aisément au craquement des feuilles mortes, le courant d’air qui agite les rideaux et fouette nos joues annonce l’orage. En le contemplant, on retrouve la solitude du promeneur qui communie avec la nature, vous savez, cette solitude bénie qui vous remplit de promesse et vous purifie et vous laisse grandi, pas celle qui vous serre le cœur et vous perce d’un profond, très profond sentiment d’abandon et d’isolement. La solitude n’est pas isolement, elle est recueillement.
Nos amis sont unanimes pour souligner la justesse et la qualité de l’art de Gambino. Du grand art. Merci!
jeudi 7 janvier 2010
40 ans- Jean-François Gambino

Vous voulez vraiment savoir? Comment on fête quarante ans? Comment on fête quarante ans un premier janvier? Comment on a fêté mes quarante ans?
Certains d'entre vous m'ont posé la question, je lève donc un coin du voile...
Certains d'entre vous m'ont posé la question, je lève donc un coin du voile...
Et bien, c'était très très bien! Le premier, après un réveillon chez des amis où les enfants étaient les bienvenus, et où notre dernier nous a causé une belle frayeur, tombant violemment sur la face et affichant une bosse monumentale, un nez et des lèvres explosés, (finalement rien de grave, mais j'avoue que ça a été le signal de départ), nous étions tranquillement chez nous, un peu assommés, sereins, tranquilles, heureux, fatigués et un peu déphasés, mon GSM crépitant de gentils messages, de chants d'enfants adorables (merci So), de ma belle-famille se manifestant de manière très touchante, Amaury concoctant un de ces râbles de lièvre dont lui seul a le secret, courant d'une casserole à l'autre, m'apportant un apéro pour que je reste assise, un livre entre les mains... Les bougies bien-entendu, toutes éteintes par les enfants avant que je n'aie le temps d'ouvrir la bouche, une après-midi paisible et comme je les aime. Et Amaury m'annonçant qu'il m'offre un voyage où je serai la reine et où je n'aurai rien à faire pour une fois si ce n'est me détendre et me faire plaisir... Le cadeau de quelqu'un qui m'aime et se soucie de moi...
Le lendemain, nous étions attendu dans ma famille pour fêter Noël et deux fois quarante ans, les miens et ceux de mon beau-frère qui les a fêté le 31 décembre. Mes parents, mes frères et soeurs, mes beaux-frères et belle-soeur m'ont tellement gâtée que j'en suis encore toute chamboulée. Vous savez, quand vous ne vous attendez à rien, la moindre chose est une belle surprise, mais là, ça dépassait tout ce que je pouvait imaginer: après le champagne et le petit discours de rigueur, mes parents m'ont annoncé qu'ils m'offraient une terre cuite de Jean-François Gambino, http://www.galopdart.com/artistes/jean-francois-gambino.html; http://www.art-animalier.fr/gambino/galerie.php; vous savez, ce sculpteur que j'avais découvert à Eurantica l'année dernière. Il est en train de créer spécialement une oeuvre pour moi! Pour moi, vous vous rendez compte! J'en suis encore toute émue, toute incrédule, toute rose d'émotion. Mes frères et soeurs et belle-soeur et beaux-frères, après la lecture d'un poème écrit pour moi (et que je ne reproduirai pas ici par humilité parce qu'il est trop élogieux) m'ont annoncés qu'ils m'offraient... mon portrait! Ben oui, nous avons fait faire des sanguines des enfants par un excellent portraitiste qui vit en Provence, mes parents ont offert à Amaury son portrait pour ses quarante ans, et voilà que je reçois le mien! Un peu flippant, mais mieux vaut à quarante qu'à soixante non? Ca me fait tout drôle d'être tellement importante tout à coup. J'ai un léger sentiment de malaise mêlé d'une infinie reconnaissance, vis-à-vis de ceux qui me gâtent mais aussi de la vie tout simplement. Et j'avoue attendre avec impatience le moment de contempler toutes ces merveilles générées par mon âge et mon anniversaire!
samedi 25 avril 2009
Jean-François Gambino
"Têtes de lionnes"
" Le guépard"Je vous avais parlé il y a quelques semaines de ce sculpteur animalier que nous avions découvert à Eurantica. Ces photos viennent de me parvenir et je ne peux m'empêcher de les partager avec vous. Elles ne reproduisent que partiellement la force tranquille des lionnes, la souplesse puissante et musclée du guépard en plein élan. Quand vous les avez en face de vous, vous ne pouvez faire autre chose que les contempler. Gambino a réussi ce à quoi tend tout artiste: il a donné vie à ses oeuvres. Vous n'êtes pas en présence d'un amas de terre grossièrement travaillé, c'est le souffle des lionnes assoiffées qui caresse votre main, c'est leur langue rapeuse qui racle les dernières gouttes d'eau, c'est la course du guépard qui agite l'air...
Gambino s'est mis à la scupture en 2003. Il a déjà remporté plusieurs prix.
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