Affichage des articles dont le libellé est Aquarelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aquarelles. Afficher tous les articles

vendredi 27 août 2010

Fôte d'ortografffe et autres


Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je laisse une nuée de fôtes d'ortografffe sur la toile et j'avoue que cela ne me fait pas plaisir. Non seulement pour la langue française que je maltraite trop souvent, mais aussi un peu quand même -avouons-le- pour mon ego qui souffre de constater toutes ces lamentables omissions -ou additions c'est selon. A peine envoyé un message ou un billet, mes yeux se posent sur une faute grosse comme une maison. Je relis mes écrits avec trop de hâte sans doute, mais comment se fait-il qu'à chaque fois, je découvre mes erreurs une fois le doigt sur la touche "enter", pourquoi? J'ai décidé de ne pas faire systématiquement une demande de correction dans un nouveau commentaire, tout d'abord parce que je passerais ma vie à repasser derrière mes écrits et à m'excuser et deuxièmement, parce que j'ai décidé de m'excuser ici publiquement une fois pour toutes.

Tant qu'on y est et profitant de la mauvaise expérience de Célestine, pouvez-vous me dire comment on peut sauver le contenu de son blog? Je n'ai pas la prétention de lui accorder une quelconque valeur littéraire, mais j'avoue m'y être attachée et apprécier par-dessus tout, mes chers lecteurs, les échanges et les discussions dont il est l'objet et le support.

Autre demande à vous soumettre: depuis que mon blog a changé de look, je n'arrive pas à discipliner le cadrage des vidéos importées; elles donnent l'impression de vouloir prendre la page d'assaut. Un tuyau peut-être?

Une dernière question et puis je vous laisse: mon petit Acer ramant un peu trop l'autre jour, j'ai d'autorité emprunté l'ordinateur professionnel de mon architecte de mari pour me rendre compte que, comble de l'horreur, les couleurs de mon blog étaient passées au vert/jaune fluo, turquoise et autres couleurs que je ne reconnaissais absolument pas. Dites-moi, à vos yeux, le titre est-il vert tendre, vert printemps ou bien vert néon auquel il ne manque que le clignotement?
L'illustration est un calligramme de Françoise  pour lequel elle a gagné un prix.

vendredi 5 février 2010

Comme un oiseau


-Je voudrais être un oiseau, me dit ma fille dans la voiture.
-Ah oui, pourquoi?
-pour voler.
-Et pourquoi aimerais-tu voler?
-Pour dépasser toutes ces voitures qui n'avancent pas...
Soupir qui traduit un très léger désappointement : moi qui voyais déjà ma princesse transformée en poète, la chevelure ondulant gracieusement sur ses épaules, le doux regard contemplant l'immensité...
-Et puis aussi pour découvrir le monde!
Lueur d'espoir dans les yeux de la maman.
-Quels pays aimerais-tu visiter?
-Le Mexique, l'Espagne et l'Italie.
Re-soupir: rappelez-vous les attachements de ma fille: elle est décidément très terre-à-terre!
Cette petite conversation m'amène à une question que je me pose souvent ces temps-ci et que soulignait encore Damien. Nous avons quelques amis expats, des globe-trotters aussi qui voyagent énormément pour le plaisir ou par obligation. N'ont-ils pas, à un moment donné, envie de déposer leurs bagages? Leurs valises ne pèsent-elles pas trop parfois? Ne ressentent-ils pas le besoin de se fixer et d'avoir un havre qui leur sert à la fois de repère et de refuge et est une part de leur identité?

Ornithoptère d'Eward Frost et photo de Dam

lundi 11 janvier 2010

"Ariettes oubliées 3" Verlaine - aquarelle d'Amaury

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
0 bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie
0 le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui écœure.
Quoi ! nulle trahison ? ...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!

lundi 28 décembre 2009

"Le Prince Laurent et la Princesse Claire" de Vincent Leroy

Subrepticement, profitant de la torpeur de la nuit, la neige lumineuse et ouatée s'est transformée en poudre et puis en amas grisâtre bordant routes et chemins. Compacte, dure et translucide à d'autres endroits, elle amuse les enfants et menace vieillards et véhicules de glissades incontrôlées et souvent funestes. On nous annonce de nouvelles chutes de neige alors que notre jardin dévasté garde encore quelques lambeaux déchiquetés de ce qui fut un doux manteau blanc.
Dans cette atmosphère si particulière où se côtoient la fin et le commencement, j'aime m'offrir le luxe de m'asseoir et, bercée ou enivrée -selon l'humeur festive ou mélancolique du moment- par un morceau de musique, je lis.
J'ai enfin tourné la dernière page d'un livre que je vous recommande vivement: "le Prince Laurent et la Princesse Claire" de Vincent Leroy. Comme à son habitude, Vincent brosse en phrases simples mais extrêmement soignées un, ou plutôt deux portraits. Le texte est très bien documenté, il présente de nombreux extraits d'articles et d'interviews concernant Laurent ou Claire. Respectueux de la vérité comme des personnes, Vincent n'hésite pas à rapporter les difficultés rencontrées par Laurent mais rappelle aussi la grande popularité qu'il a connue à une époque. Il souligne l'humour du Prince, relate ses traits d'esprit, rappelle sa simplicité et sa bonhomie, son amour et son attachement à son épouse et à ses enfants. Il s'attarde sur le thème de l'écologie si chère à Laurent, parle de ses fondations et des crises qu'elles ont traversées, sans omettre l'affaire Vaessen dont les remous ont entaché la réputation du Prince. A côté de ce portrait taillé à la hache, l'auteur nous dessine les contours d'une jeune femme discrète mais intelligente, soutenant son mari dans l'ombre ou prenant les devants pour le protéger, n'ayant pas peur d'affirmer ses choix sans ostentation, lumineuse et généreuse, pour reprendre les mots du Père Gilbert.
Vincent ne prend pas parti, il ne se le permettrait pas, il laisse chacun juge mais apporte tous les éléments pour aider le lecteur à connaître et apprécier la personnalité de Laurent et de son épouse Claire.

Aquarelle d'Amaury.

samedi 31 octobre 2009

Maison et famille

Une journée improvisée et magnifique! Ce matin, nous avons décidé de visiter des maisons que nous avions repérées sur internet.
J'ai mis du temps à rejoindre le point de vue d'Amaury, moi, l'ex-campagnarde devenue une parfaite citadine ayant job et enfants, jonglant entre les devoirs, les courses, les appels professionnels et les activités, la famille et les copines que je ne vois pratiquement plus faute de temps.
Mais finalement, j'ai compris: ras-le-bol de cet air vicié, de cette belle et grande maison mitoyenne (vous savez que mon aîné a l'impression que chez les voisins on "accouche" tous les matins (sic) ... je vous passe les détails... Amaury a fait le tour des locataires le jour même afin de leur parler), de ce stress, de ces avions, de ces camions poubelle et de ces ambulances qui réveillent les enfants, de ce rythme qui cause maux de tête et maux de dos... Vive la campagne! Comment toi? Es-tu sûre? Tu ne vas pas déprimer? Et l'hiver noir, isolée de tout, sans voisins... Que nenni! Avec les technologies actuelles et toutes les opportunités, il n'y a pas moyen de s'ennuyer. A bientôt quarante ans (très bientôt) j'ai envie de me poser, de me reposer, de profiter de l'essentiel. Pas envie de passer à côté. Alors nous avons commencé à regarder. La maison sera l'élément déclencheur et nous dira de quoi l'avenir sera fait. J'ai confiance. Et nous avons vu quelque chose qui pourrait vraiment nous plaire, où Amaury pourra donner libre court à son talent d'architecte, en pleine campagne mais près de tout... Bien sûr il y a des mais, mais c'est un début, et je crois qu'on se rejoint et je suis certaine qu'on trouvera ici ou là-bas.
En chemin vers la troisième maison, nous nous sommes arrêtés pour acheter des pantalons à notre Grand et nous nous garons face à une voiture qui... GSM le confirmant, appartient à ma soeur qui habite Arlon. Qué bonheur! Déjeuner ensemble, leurs enfants et les nôtres ravis, les adultes encore plus. Arrêt chez les beaux-parents pour un kiss et retour à notre maison de ville deux façades, pour une fondue au fromage familiale que je prépare dans la minute.
Je vous laisse car le devoir m'appelle. Profitez-en pour admirer l'aquarelle d'Amaury qui illustre ce billet. Peut-être notre village ressemblera-t-il à celui-là?

mercredi 28 octobre 2009

lundi 12 octobre 2009

"Bécasse", détail d'une aquarelle d'Amaury

L'automne, les feuilles rousses qui craquent sous nos pas, les branches qui nous fouettent le visage, l'odeur âcre des champignons, de la mousse, des écorces, les brumes qui se mêlent à la rosée matinale, le soleil jaune pâle traversant timidement le ciel chargé, le souffle accéléré qui accompagne le rythme de nos pas... Soudain, c'est la nature entière qui s'ébroue et quitte cette somnolence à laquelle peu à peu elle s'habituait: les feuilles frémissent, les taillis s'écartent afin de ne pas blesser l'envolée d'ailes et de plumes qui tentent de se frayer un passage au-dehors des ronciers qui l'agrippent, des fougères qui obstruent la voie vers la douceur paisible des hauteurs ennuagées. Elle oblique, virevolte, tourne, braque, plonge, change de stratégie une fois et puis une autre, concentrée... échapper encore une fois...

J'ai un mari chasseur, un réel amoureux de la nature à qui je dois de nombreuses très belles découvertes, moi, l'habituée des cygnes et des paons et des canards de mes pères d'origine brugeoise...
Un chasseur qui aime les Ardennes et ses bois de sapins, qui respecte infiniment le rythme de la nature, qui est à son écoute, connaît ses forces mais aussi ses maladies, vibre avec elle, souffre quand elle est maltraitée, ça mérite un immense respect, je vous assure.

mercredi 7 octobre 2009

Aquarelles

Détail d'une aquarelle d'Amaury.
On s'y croirait, vous ne trouvez pas? Ce souffle marin, cette odeur d'algue verte, ces mèches de cheveux iodées qui se collent à votre front, la langue que vous passez sur vos lèvres craquelées et piquantes de sel, les doigts gourds, le cri des mouettes, le craquettement des cigognes, les vanneaux huppés, le Zwin...

jeudi 1 octobre 2009

Talents cachés


En passant sur un blog que j'apprécie et de là sur un autre, j'ai découvert de très belles aquarelles. Je n'en dirai pas plus pour le moment, car je souhaite m'y attarder quelque peu, ou du moins et avec l'accord de l'auteur (qui m'a déjà été donné :-) y faire quelques emprunts...

Je n'en dirai pas plus aujourd'hui car cela m'a mis face à une évidence: j'ai un mari qui a de nombreux talents cachés. Lui-même, architecte de métier, est trop humble pour les dévoiler, alors je voudrais lever un coin du voile ce soir... Il a peint de nombreux paysages pour ensuite s'intéresser aux animaux. J'ai repris son carnet de croquis, mais n'ai pas trouvé celles que j'aime particulièrement. Ce sera pour la prochaine fois. Mais celle-ci vaut quand même la peine non?